07/11/2015

10/10: IRONMAN WORLD CHAMPIONSHIP KONA - PART 2

Raceday !

Pas trop de stress cette année, vu les conditions avant-course, je ne me mets pas trop la pression, tout comme il y a deux ans où j'avais eu une belle migraine la veille de la course.

J'arrive sur place dans les derniers pour ne pas devoir faire la file au body marking, et parce qu'il n'y a pas grand chose à faire sur le vélo à part gonfler les pneus et coller les barres. Cette année, les pros partent bien avant nous (6h30), les femmes 5' après et il y aura encore une vague pour les groupes d'âges féminins après nous. Le gros de la troupe reste pourtant les groupes d'âge hommes, et cette année comme chaque année ce sera à nouveau la bagarre dans l'eau. Je vais me placer un peu à l'avance, tout à gauche comme il y a 2 ans, sauf que cette année on nous restreint dans un couloir bien plus étroit (alors qu'il y a 2 ans on pouvait se mettre complètement à gauche, très loin sans problème). Je ne vois pas trop quel est le but... Je ne parviens pas à rester un peu à l'écart et dès le départ, ça commence à frotter de partout. Tout ce que je déteste. J'écarte les coudes, je "donne" un peu plus que d'habitude et petit à petit les places se figent. Je suis dans un petit groupe qui nage pas mal, j'ai de bons pieds devant moi, la mer est bonne: nickel Cool. A partir du demi-tour les choses se compliquent: je reçois quelques coups et mes lunettes commencent à prendre l'eau. Il y a plus de courant au retour et je perds les pieds des nageurs devant moi. J'ai du mal à garder un bonne trajectoire et je descend petit à petit dans les groupes: chaque fois que je perds des pieds, un autre nageur passe, j'essaye de rester derrière lui, mais je perds à nouveau ses pieds ... Bref, le retour est TRES long. Je sors finalement de l'eau en 1h10 En pleurs

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A vélo, je sens directement que les jambes ne sont pas top. Les cuisses me font un peu mal alors que je n'ai pas encore fait 2km. J'essaye de bien pousser pour remonter rapidement du monde avant la Queen K, mais à la différence d'il y a 2 ans, je ne vais pas aussi vite, en tous cas je ne suis pas aussi "facile". J'ai peut-être laissé un peu plus de force que prévu dans l'eau, et il y a a aussi déjà un peu plus de vent qu'en 2013. Arrivé sur l'autoroute, je mets le pilote automatique sur 150 puls et c'est parti. Il y a comme d'habitude des groupes et il faut parfois arrêter de pédaler, ou au contraire faire l'effort, mais j'essaye de rester dans cette zone au maximum. Il y a toujours un peu de vent, les deux premières heures vont tout de même vite, 39km/h. Alors qu'on s'approche de la montée d'Hawii, la pluie fait son apparition. Une pluie légère qui fait du bien. J'en profite pour dérailler en passant le petit plateau Pied de nez et je dois descendre du vélo pour remettre la chaîne... Aprés Hawii, il faut mettre du braquet pour ne pas trop prendre le vent, mais la route mouillée invite à la prudence. Je me fais reprendre sur cette portion pour gros rouleurs, puis nous quittons la pluie et c'est ensuite un soleil de plomb qui nous attend pour le retour, combiné à un vent de face assez fort pour les 50 "derniers" km. J'ai eu un peu de mal à m'alimenter en solide, et les tensions musculaires qui sont apparues chez l'osthéo (dos) réapparaissent. Je commence aussi à avoir des crampes aux adducteurs, comme à Majorque l'an dernier, je passe donc les gros développements en danseuse, même si je suis sur le plat et que la position aéro devrait être de mise... A partir de là, les puls baissent donc forcément. Je sais déja que le chrono ne sera pas bon. J'essaye de rattraper le coût en continuant à m'alimenter, ce qui est plus facile à cette intensité, et lorsque je me sens mieux, je recommence à pousser. Mais le vent ne veut pas que j'arrive à Kona aussi facilement Rigolant. La lutte continue, les crampes vont et viennent, je passe les points de repères les uns après les autres: Scenic point, Aéroport, piscine, et nous voici rentrés au parc, après 5h13 (re-En pleurs).

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Je ne me démonte pas. Ces chronos sont nettement moins bons qu'en 2013 mais les conditions sont loin d'être aussi faciles, et je ne suis peut-être pas à 100% comme j'aurais pu l'être. Je me répète que c'est bien d'être là, et il est toujours possible de passer sous les 10h. A pied, les sensations sont moyennes dès le début mais je décide de me faire un peu mal tout de même pour trouver un rythme sur Alii Drive. Je cours au-dessus de 13 km/h et je marche au ravitos pour bien m'hydrater et m'asperger (et mettre de la glace dans la trifonction). Il n'y a pas un seul nuage, je sais que sur la Queen K ça va être le four ! Dans la montée de Palani, je crois déjà les premiers qui en terminent. Par contre, beaucoup de gars marchent autour de moi alors que je parviens à trottiner. Sur la Queen K, comme attendu, ça chauffe. Je n'ai pas trop de passage à vide, sauf dans le faux-plat avant Energy Lab, mais bizarrement j'ai "envie" d'y être car cela commence par une légère descente. Je ne perds donc pas trop de temps, et surtout je dépasse de plus en plus de monde: ça marche, ça cours à du 9 km/h.

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Le vent à vélo a piégé pas mal de monde, et ça se paye maintenant. Je continue mon bonhomme de chemin. Pour sortir d'Energy lab, je commence à regarder les gars autour de moi. Il y en a à présent quelques uns qui me dépassent, j'essaye de m'accrocher. Je continue malgré tout à marcher à chaque ravito, il reste 10km dans un four pour terminer. Les faux-plats font mal mais je parviens à garder un semblant de rythme. Puis vient enfin Palani Road, la délivrance. Michèle, Maëlle et Julian sont là, Julian court avec moi une partie de la descente, puis je m'accroche aux coureurs devant moi pour ne rien lâcher jusqu'à la ligne. sur Alii Drive, je profite un peu, mais je garde le rythme car derrière et devant il y a pas mal de coureurs. Ce n'est pas encore cette année que je vais avoir ma photo finish tout seul Pied de nez. Deux-trois coups d'oeil derrière moi: un gars essaye de revenir. Fais ch... j'aurais aimé finir pénard, au lieu de ça me voilà en train de m'arracher pour sauver ma modeste place. 9h58'50", pari réussis, je suis à nouveau sous les 10h! Même si j'espèrais mieux il y a 2 semaines avant ma chute, je suis évidemment satisfait de ce chrono.C'st facile d'exploser ici à Kona, ou de baisser les bras quand ça ne va pas comme on veut, je n'ai pas lâché l'affaire, et j'ai remonté 250 places à pied. C'est une bonne leçon pour l'avenir. Cela me classe 313ème (52 M40), soit 56 places de mieux qu'il y a 2 ans, c'est toujours bon à prendre. Cela n'était pas la course parfaite, il faudra revenir pour cela... Clin d'œil

Je tenais encore à remercier toutes les personnes qui m'ont amené ici, supporté, soigné ou qui m'aident d'une façon ou d'une autre à pouvoir vivre ce genre d'expérience: sponsors, amis, famille, et surtout mon épouse et mes enfants, c'était tout simplement génial de pouvoir partager ces moments avec eux. 

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11:37 Écrit par M3 TEAM dans 0. Road2Kona, 5. Multisports | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

04/11/2015

10/10: Ironman World Championship Kona - part 1

Je me décide finalement à faire un résumé de ma deuxième participation à ces championnats du monde Ironman.

Première partie: avant-course

Depuis le Triathlon de Gerardmer, la préparation a été bien entendu axée principalement sur LE rendez-vous de l'année. Tout était fait au niveau professionnel et familial pour permettre de faire une belle course. Et la préparation a sans doute été une des meilleurs à ce jour. Une dernière séance de 200km à vélo suivi de 30' à pied à 13 km/h "facile" termine de me rassurer sur mon état de forme. Le vendredi 25/09 au soir, c'est la "soirée Kona" et je retrouve tous mes amis pour faire la fête une semaine avant le grand départ.

Mais comme dans tout bon scénario, un petit grain de sel est venu pimenter un peu la fin de préparation: à deux semaines de la course (le dimanche 27), lors d'une des dernières grosses séances à vélo, je chute lourdement. Je ne m'explique pas ce qui s'est passé, mais ma chaîne a sauté alors que je relançais en force à ~35km/h, et mon genou a heurté le cintre, ce qui m'a déséquilibré. Je me suis retrouvé à raper le bitûme avec hanche, genou et coude, alors que ma tête tapait le sol (merci le casque !). Après quelques minutes de stress intense, je me rends compte que je n'ai rien de cassé, mais l'épaule et surtout la hanche sont bien entamées !!! S'en suivront 5 jours de soins en Belgique, avec anti-bitotiques (qui me donnent des crampes !) et surtout pommades, pansements, etc. et bien entendu pas d'entrainement, les frottements et les chocs étant très douloureux. Cerise sur le gateau: mon cadre a été abîmé dans la chute, et il y a un petit éclat dans le carbone au niveau du tube oblique. Rien de bien méchant, mais suffisamment pour que je doive le faire réparer ou trouver un cadre de remplacement.Le lundi je passe à TV Lux avec Mathieu (lui pour le Xterra). Je souffre en silence, et je me demande encore comment je vais faire pour ce vélo...

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Nous sommes lundi, je pars vendredi ... Finalement, pas de cadre de remplacement, je fais 2 aller-retours jusque Ferrières chez Stelet Polyester (réparateur Scott) et je récupère mon cadre réparé, comme neuf, mercredi soir. Waouw ! Remontage avec Geoffrey jusque minuit, et le lendemain, essai 1h avant de le démonter pour le mettre dans la valise. Je profite aussi de 40' sur le temps de midi pour tester un pansement étanche en piscine: les points d'impact sont douloureux et surtout très "raides" musculairement, mais le pansement tient, et je peux nager Rigolant. C'est "la course" à tous niveaux, mais tout semble s'arranger. Reste à courir vraiment (à pieds), mais ce sera pour Kona, c'est encore trop douloureux.

Vendredi-Samedi: un long voyage nous attends: Luxembourg-Londres-Los Angeles-Kona. Ca y est nous y sommes ! De retour ici après deux ans et surtout en famille. Ca s'annonce bien ... enfin, si je peux courir Incertain

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Dimanche soir, je teste la reprise à pied: 30' avec une gêne, des jambes moyennes, mais pas de douleur. Il reste 6 jours, ça devrait le faire, ça va le faire ! Je nage encore en piscine, la plaie à la hanche est vraiment profonde, je vais devoir attendre le dernier moment pour essayer la mer. L'épaule va mieux, il faudra bien couvrir pour le soleil. Le coude est par contre problématique car je peine à tenir la position aéro plus d'1h. Les soins continuent, mais j'essaye de bien aérer les cicatrices maintenant pour "sécher". Vu la fin de préparation cahotique et la semaine précédente "light", cette semaine pré-course sera un peu plus chargée que d'habitude.

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Encore 2 longues séances vélo (4h et 3h, ce qui me permet de repérer tout le parcours en deux fois Clin d'œil) et notamment une séance à pied de 16 km (l'aller-retour sur Alii Drive) avec de l'allure de course pour complètement valider la course à pied. Je me décide finalement à aller nager à Dig me Beach le jeudi, aussi pour tester la combi Orca RS1 que je n'ai pas encore pu mettre (trop douloureux: ça serrait trop à la hanche), et la dernière séance à pied dans Energy Lab est convaincante: je suis opérationnel. A côté de cela, on en profite aussi en famille pour nager avec les tortues, tester les différentes plages, le snorkeling, paddle surfing et autres "activités" classiques de la semaine pré-course. Je fais encore une séance d'osthéo à J-2 pour essayer de libérer les tensions musculaires qui sont apparues au niveau de la hanche, dos et épaule. La mobilité n'est pas exceptionnelle, je m'en rends compte à ce moment-là, mais l'essentiel est que je ferai la course dans un bon état, vu les circonstances.

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Le vendredi, après avoir vainement cherché ma puce et avoir dû en récupérer un nouvelle (non sans avoir ruminé toute la nuit), nous allons une dernière fois profiter de la plage, cette fois à White Sands Beach, un peu plus mouvementée que les autres: aller jouer avec ses enfants dans les vagues énormes la veille d'un Ironman, y'a pas mieux pour déstresser Rigolant.

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Dépôt du vélo au parc, on y est, demain c'est le jour J ...

 

18:00 Écrit par M3 TEAM dans 0. Road2Kona, 5. Multisports | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

25/07/2015

5/7 Ironman European Championship Francfort

IRONMAN-Frankfurt-logo-300x100.jpgDimanche 5 juillet se déroulait l'Ironman de Francfort qui faisait office de Championnat d'Europe Ironman. Dans des conditions climatiques difficiles (39°C),Yannick décroche un TOP 100 et se qualifie pour les championnats du monde Ironman à Kona, Hawaii. Voici son résumé:

 

 

 

Avant-course:

Comme d'habitude, le premier Ironman de la saison amène avec lui son lot de stress. C'est LA course qu'on a préparé pendant plusieurs mois, et à laquelle on s'est inscrit depuis plus d'un an, et bien entendu on espère le meilleur. Deux semaines avant la course, je partageais les prévisions météo avec mes coéquipiers (Greg, Benoit, Lionel et Jean-François qui prennent part à cette course également): 23-25°C toute la semaine, moins de 20°C la nuit, pas de nuages à l'horizon: toutes les conditions idéales pour une course de cette durée et l'assurance d'une natation sans combi, l'eau du lac étant à ce moment à 18°C. C'était sans compter sur une vague de chaleur inattendue qui allait rendre les conditions du jour, disons ... presque hawaiiennes Rigolant: eau à 26°C, température au moment du départ: 26°C, et jusqu'à 39°C sur la fin du vélo et le marathon ! Nat sans combi, et sans aucun doute une course encore plus usante et longue que d'habitude! Autre inconvénient: les hôtels sans clim à Francfort et l'impossibilité de fermer l'oeil l'avant-veille de la course, et le lac véritablement assailli par les locaux la veille de la course, jour du dépôt des vélos au parc et son lot de désagréments (bouchons!).

On se retrouve tous pour un petit plongeon et une reco de la première boucle natation dans l'après-midi du samedi, ça permet de décompresser un peu et de rafraîchir les organismes. Resto italien en terrasse le soir, on est (presque) déjà en vacances Clin d'œil.

 

Course:

Réveil à 4h30,arrivée au parc vers 5h. Gatosport, placements des gels, bidons, tout est réglé comme du papier à musique. Pas de stress, mis à part pour gonfler le boyau de la Zipp lenticulaire (il faudra un jour que j'achète un adaptateur...), car rares sont ceux qui ont la bonne pompe, le bon embout et sont assez sympa pour la prêter 2' Incertain.

Je pars dans la première vague amateur (~500), 10' après les pros et 10' avant les autres amateurs (~2500). Cette année le départ se fait de la plage et nous tournons dans l'autre sens. A la limite ce n'est pas plus mal. L'ambiance est TOP, les drônes tournent autour de nous (voir vidéo), la musique monte, il y a plein de spectateurs, c'est toujours un plaisir ce genre de départ, et je ne suis même pas stressé.

 

 

J'essaye de prendre un bon départ (mais à l'extérieur) pour une fois prendre des pieds, ça ne se passe pas trop mal. La première boucle fait 1500m environ. Ensuite nous partons pour 2300m. Ca va me paraître bien long, d'autant plus que sur les premiers bonnets bleus, de la vague précédente, commencent à nous rattraper dans les derniers 800m. Je sens que ma nage se désunit un peu, 3800m sans combi c'est encore beaucoup pour moi (même si sur mes 6 Ironman à ce jour, j'en aurai fait 4 sans combi...). Je sors sans chrono, j'aurai mon temps natation quand je monterai sur mon vélo. 1h08 lorsque je regarde ma montre à T1, donc environ 1h05 pour nager, c'est moyen mais en ligne avec mes attentes.

A vélo je pars sur un bon tempo et je vois les puls qui sont vraiment basses. Je vais essayer de rester en contrôle encore plus que d'habitude car avec la chaleur qui nous attend, ménager la machine sera le mot d'ordre du jour. Je prends un lap toutes les 1h10-1h15 environ, pour garder un oeil sur la moyenne et celle-ci affiche 37,5km/h sur les 3 premières heures de course. Les puls restent basses, excellent. Mais peu à peu, la chaleur s'abat sur nous. On sent le vent chaud qui ne rafraichit plus. J'essaye de bien boire, mais sur la deuxième moitié de la boucle, les ravitaillements sont trop espacés. Entre les 125-145 km je dois me rationner et entre le 145 et le 170, je serai presqu'à sec après avoir pris un bidon à moitié rempli. Le solide ne passe plus, il fait trop chaud et je n'ai plus d'eau pour faire passer, et je dois lever le pied pour éviter de surchauffer. Je laisse partir les coureurs avec lesquelles j'étais en contention et j'essaye de me ménager jusqu'à ce que je puisse boire à nouveau car je sais que si je surchauffe maintenant, je n'arriverai pas à me refroidir par la suite à pied. La moyenne chute mais tant pis. J'envisage (déjà) de laisser tomber mais je me dis que je verrai comment ça se passe à pied. Finalement après Heartbreak Hill, je prends un bidon de Powerbar bien frais et je termine les 8 derniers km en essayant de rattraper le temps perdu. Je pose le vélo en 4h56 aux alentours de la place 110 (mais à ce moment je n'en sais rien).

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Dès la descente du vélo, les jambes répondent bien, très bien même. Je me dis qu'il y a moyen... Je pars sur un tempo prudent et je commence directement à bien marcher aux ravitos et sous les jets d'eau, douches etc. prévues par l'organisation. Je prends aussi des glaçons de temps en temps. Premier tour bouclé en 48'. Le deuxième commence à être difficile car les boissons sont de plus en plus chaudes aux ravitos. Je n'ai jamais aimé ni le thé ni le café, alors du coca ou du powerbar à 30°C... Criant Je me force un peu mais peu à peu je n'y arriverai plus. Les gels ne me donnent pas envie non plus... je sais qu'il me faut du sucre, donc je prends un morceau de banane ici, je suce un quartier d'orange plus loin... Le cerveau commence à manquer de sucre lui aussi, et alors que je suis rentré dans le top 8 de ma catégorie au semi-marathon (à nouveau je n'en saurai rien pendant la course), je perds le fil et les idées noires commencent à défiler. A plusieurs moment, je commence à marcher après les ravitos pendant le 3ème tour. Trop dur, trop long, trop chaud. Mais heureusement je me remets à courir à chaque fois en me disant que de toute façon je n'abandonnerai pas, alors autant courir pour en finir plus vite, d'autant plus que je suis -raisonnablement- bien musculairement. Le 3ème tour est dur mentalement, mais les encouragements de la famille sur le bord du circuit sont précieux. Il y a aussi les nombreux supporters, et même si j'essaye de rester dans ma bulle, ça fait du bien, et lorsque je commence enfin à voir le bout du tunnel, je retrouve aussi de la motivation. A 7km de l'arrivée, je reprends un rythme correct. Le fait de rattraper un, puis deux coureurs dans le même tour que moi me motive. Les crampes commencent à poindre, normal, je ne bois pratiquement que de l'eau depuis 2h! mais en restant concentré sur une foulée économe, ça passe. A deux km de l'arrivée, je dépasse un Tchèque que j'avais vu plusieurs fois à vélo, puis un peu plus loin encore un autre coureur de mon tour. Il reste 1 km, j'accélère (+ 0,1km/h Rigolant). A 500m de l'arrivée, encore un coureur qui en termine. Je remonte à sa hauteur, c'est Pierre Beaufort, il se retourne, me voit et sprinte sur 50m. Je ne peux pas le suivre mais je garde le tempo et reste à 20m de lui. Je me retourne et 30m derrière moi il y a le Tchèque. Nous terminerons dans cet ordre à une poignée de secondes l'un de l'autre en 9h50.

Je suis cuit, au propre et au figuré. C'est mon marathon le plus lent depuis mon premier IM: 3h45. Je sens que les crampes vont commencer à se déclarer de plus en plus, ça va faire mal ! Rigolant J'attends un peu avant d'aller chercher des infos sur mon classement pour laisser les coureurs des vagues suivantes arriver. Je suis 99ème au scratch et 17ème dans ma catégorie. Le top 10 est à moins de 5' et en 5-6ème places il y les coureurs avec lesquels j'étais à vélo avant ma pénurie de boisson. Zut, encore des regrets en perspective... Je suis content de retrouver ma famille présente et après la douche je vais accueillir les coéquipiers du Batifer Triathlon qui ont eux aussi eu une course difficile mais tous sont arrivés, et dans de bons chronos qui plus est !

 

Après course:

La pression retombe. J'apprends quelques infos supplémentaires au soir, notamment que j'étais un moment 8ème, mais aussi qu'il y a finalement 11 slots dans ma catégorie. Les deux premiers M40 ont déja fait de bons résultats cette année, je pense qu'ils sont déja qualifiés. Cela veut dire qu'il resterait 11 slots pour 15 coureurs, tout reste possible mais les chances sont minces. Je ne me prends pas trop la tête avec ça. Contrairement à ce qui a été dit ou écrit, la qualif n'était pas l'objectif n°1 cette année et si ça tombe, c'est juste du bonus. Après une bonne soirée terminée -à nouveau- en terrasse mais cette fois avec des Mojitos et non des pâtes Clin d'œil, nous allons nous coucher.

Le lendemain, le banquet sera long, comme d'habitude. Michèle et les enfants sont persuadés que l'on perd notre temps à attendre car je n'aurai pas le slot. Je me dis moi aussi que je vais sans doute le manquer d'une place, mais si j'ai la possibilité de l'avoir, ce serait trop con de partir. Au moment de la remise des slots, on nous annonce qu'il y aura finalement 12 slots pour les M40 (nous sommes 470, la plus grosse catégorie). Ouf. Ca me semble juste (d'autant plus que ça m'arrange Innocent), quand on voit notamment qu'en F18 il y a une seule participante, et donc un slot, pris en 14h40... Idem en F65. Comme "prévu", les 2 premiers ne prennent pas le slot. Ensuite c'est le décompte. 1, 2, 3 gars ne sont pas présents: c'est bon, mais j'attends la confirmation de mon nom: "12th qualified athlete M40, from Belgium: Yannick Antoine". YES !!! Je n'hésite pas une seconde, je suis passé tout près, je ne sais pas si j'aurai encore cette occasion dans un futur proche: Je le prends !

 

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Encore une happy end ici à Francfort. Mon premier Ironman en 2010, ma qualif en 2013 et maintenant en 2015, cette course à quelque chose de spécial. Même si je n'y retournerai pas l'an prochain, je ne suis d'ailleurs pas sûr du tout de faire un Ironman en 2016, car j'en ai un autre qui m'attends le 10 octobre prochain à l'autre bout du monde: #Road2Kona2015 !!!

 

13:08 Écrit par M3 TEAM dans 0. Road2Kona, 5. Multisports | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

17/12/2013

TV Lux octobre

La fin de l'année est proche, l'occasion de revenir sur certains articles de presse ou passages télévisés de 2013.

Voici donc les différentes vidéos de l'émission "LUNDI SPORTS" que TV Lux a consacré en grande partie à l'Ironman d'Hawaii et dont Yannick était l'invité spécial le 21 octobre:

 

Yannick Antoine est l'invité du Lundi Sports de ce 21 octobre 2013! Rendez-vous sur TV Lux dès 18h20, sur votre télévision, mais aussi au même moment via notre streaming sur www.tvlux.be

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Axel Zeebroek à l'ironman d'Hawaï
http://www.tvlux.be/video/axel-zeebroeck-a-l-ironman-d-ha...

Yannick Antoine revient sur la performance d'Axel Zeebroek
http://www.tvlux.be/video/invite-13-yannick-antoine_14517...

3 amateurs luxembourgeois é Hawaï

http://www.tvlux.be/video/3-amateurs-luxmbourgeois-a-l-ir...

Yannick Antoine au sujet de la performance des 3 amateurs luxembourgeois

http://www.tvlux.be/video/invite-23-yannick-antoine_14518...

L'avis de Yannick Antoine sur les sports collectifs
http://www.tvlux.be/video/invite-33-yannick-antoine_14519...