15/01/2014

10/01: Trevire Night Trail à Virton

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Vendredi soir, Yannick participait au Trevire Night Trail (TNT) à Virton. Cette deuxième édition a remporté un franc succès avec près de 750 traileurs s'élançant de nuit sur les deux distances proposées: 15 ou 30km. Yannick prenait part au trail de 30km et après quelques déboires s'est finalement classé 17ème. Voici son résumé:

L'an dernier j'avais vraiment adoré ce trail. J'avais fait le 15km car il tombait juste 3 semaines après mon marathon et j'étais donc à court d'entrainement. Cette année, j'avais envie de faire le 30km pour voir tout le parcours Rigolant et aussi pour être sûr d'aller puiser dans les réserves mise en place avec les fêtes de fin d'année et l'infâme semaine de la galette des rois... J'ai donc effectué quelques sorties un peu plus longues (~2h) ces 4 dernières semaines. Ce ne sera sans doute pas suffisant pour faire un top résultat, mais bien pour finir et s'amuser.

L'organisation est à la hauteur de son succès: parking en nombre, retrait des dossards digne d'un gros événement, salle de sport assez grande pour accueillir l'after, et deux départs à 1h d'intervalle pour éviter les bouchons éventuels. Tout se fait à partir de Pierrard, là où j'ai fait mes études supérieures, ça fait plaisir de revenir ici...

Au départ je suis en deuxième ligne aux côtés de Sébastien Henrotte et Benedict Therer (qui à mon avis est déja pas mal car il a terminé juste derrière Geoffrey à l'Houffatrail début décembre). Geoffrey, vainqueur de la première édition a préféré se reposer pour soigner un petite déchirure qui persiste. Il avait mis 2h35, je table donc sur 2h35-2h45 pour moi aujourd'hui (le parcours a changé et même s'il a plu pas mal la semaine, le terrain devrait être moins gras que l'an dernier (neige + dégel + pluie).

Le départ au son d'AC/DC (T.N.T, of course) se fait très rapidement sous l'impulsion de Benoit Marcolini et Vincent Guebs. Dans la première côte, je gère aux alentours de la dixième place. Devant un groupe de 5-7 se forme. On entre sur un chemin assez boueux, on suit le groupe de tête en regardant où on met les pieds, et bien évidemment, on ne regarde pas les flèches qui nous disent de tourner. On n'est même pas au deuxième km Incertain.

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Après 200m, j'entends crier derrière, je me retourne et je vois la file de lampes qui bifurque. Je rappelle les autres 20m devant moi et je fais demi-tour. Au moins une grosse cinquantaine de coureurs est passé, et on va descendre jusqu'à un bourbier. Le groupe de devant est donc complètement disloqué et on se met tous dans le rouge (foncé) pour essayer de revenir à l'avant. Je jette un oeil au cardio, mais les puls sont tellement hautes qu'il vaut mieux que je regarde où je mets les pieds. La remontée prend évidemment du temps car il faut slalommer et prendre les passages plus difficiles, et comme en plus on remonte, le cardio reste haut. Ca dure une quinzaine de minutes avant que l'on revienne sur la route Virton-Croix-Rouge et où je vois qu'il y a encore juste une dizaine de coureurs devant. A partir de là, les puls voint redescendre un peu (juste un peu). Je passe encore un ou deux coureurs puis je me retrouve avec 1 autre. On ne court pas du tout de la même façon: il monte mieux que moi mais je vais plus vite en descente. Je fais un peu l'élastique. 

Nous allons du côté de Robelmont, avec de très beaux passages. Au dixième km, c'est le premier ravito. Geoffrey est à la traversée de la route pour me filer à boire (cool), je ne dois pas m'arrêter, et il m'annonce environ 30" de retard sur la tête. Mais je regarde le cardio, je suis 5 puls au-dessus de la moyenne que je m'étais fixé. Ca ne va sans doute pas tenir, mais bon, sur un malentendu, ça peut marcher Clin d'œil. Evidemment ce n'est pas le cas, mais je n'y peut rien, j'ai mis un dossard, les effets sont parfois imprévisibles... Autre idée lumineuse: courir avec des manchons Compressport un peu plus serrants que ceux que j'utilise habituellement en course. Petit à petit, je ressens des petites tensions aux mollets. A mi-course (15ème km, 1h16), je suis environ 6-7ème à une minute de retard sur la tête lorsque la première crampe survient dans une longue descente sur macadam (pas terrible cette descente d'ailleurs, sans doute un changement dû à des débardages ?). On s'approche du deuxième ravitaillement situé à Croix-Rouge. A ce moment, on est au point le plus éloigné du départ. Je songe à abandonner car courir encore la moitié avec des crampes ça ne m'attire guère... D'un autre côté si j'arrête de courir, je dois soit rentrer en marchant (et donc choper la crève à coup sûr), soit emm..bèter un membre de l'organisation au prochain ravito. Tant pis, je continue, pas vraiment envie d'un DNF pour ma première course de l'année. Dans les montées, je parviens à bien "tirer" sur la chaîne musculaire postérieure et faire passer les crampes. Dans les descente je relâche un max, et sur le plat je gère comme je peux en attendant la prochaine montée (pour m'étirer et aussi me réchauffer car le cardio descend bien). Le classement n'a déja plus d'importance, je me suis fait passer par 2 gars dans la descente et le plat avant le Trou des fées. Je vais juste essayer de ralier l'arrivée sans attraper froid et sans trop de bobos. Dans la longue montée après le ravito au 20ème km, je passe Vincent Guebs qui jette l'éponge. La suite ne sera qu'une alternance de course et d'étirements. Je perds encore quelques places au profit de coureurs qui ont mieux géré leur course que moi. Dans la dernière côte après les Zygomars, cerise sur le gateau, la batterie de ma lampe me lâche. Je continue à avancer dans le noir, mais le mieux c'est d'attendre les coureurs du 10 km que je viens de dépasser ... Les 3 derniers km sont plats, donc très durs pour moi. Je suis les autres en "profitant" de leur lampe et de temps en temps je m'arrête pour étirer la crampe au mollet qui ne veut plus partir. Laurent Bourguigon me rejoint dans le camping de Rabais, je cours un peu avec lui (il m'attend, sympa Sourire), mais je lui dit de partir dans les escaliers (bien glissants) que je descend en marchant. Encore quelques centaines de mètres (de quoi m'étirer encore deux fois et me faire dépasser ... 3 fois) puis c'est l'arrivée dans la cour de l'école après 2h38. Ouf ! 

A l'arrivée, les sentiments sont mitigés: le parcours, l'organisation, le balisage étaient top, bref: bravo aux organisateurs, mais je ne suis évidemment pas content de ma course  car j'ai perdu plus de 10' sur la deuxième moitié de course. Je suis tout de même très satisfait d'avoir terminé, qui plus est dans un temps que je m'étais fixé au départ, au moins maintenant je sais que je peux courir 1h30 avec des crampes aux mollets Rigolant. Rendez-vous est pris pour 2015, j'ai une revanche à prendre.

Les résultats 

10:37 Écrit par M3 TEAM dans 4. Trail, course à pied | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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