27/05/2013

19/05: Transvésubienne: 1ère partie

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Dimanche 19 mai, Geoffrey participait à la mythique TransV. Cette année, cette course allait prendre des allures encore un peu plus extrêmes avec une météo apocalyptique (neige, pluie, froid), du jamais vu pour les participants habitués aux 1001 sentiers choisis par Georges Edward pour relier La Colmiane à la promenade des Anglais. Pour un "belge" qui avait remporté le Merrel Oxygen Challenge en 2010 dans des conditions un peu similaires, cette météo plus commune pouvait finalement gommer légèrement le handicap important que représentaient l'usage d'un semi-rigide et la non connaissance de ce parcours réputé ultra-technique. Voici le résumé (en deux parties) du périple de Geoffrey à travers l'arrière-pays Niçois:

Pour cette course très technique j’ai fait un peu de tunning sur le Granville. Guidon large relevé, tube de selle télescopique (merci Vivian), et pneus larges et plus solides (2.35 en snakeskin) pour éviter les crevaisons. Le vélo à pris plus d’un kilo mais je préfère assurer. Je ne sais pas vraiment où je vais poser les crampons mais avec tout ce que j’ai lu et entendu il faut assurer la solidité de la monture. Pour le reste, j’ai monté un plateau Rotor 40 dents et un plateau 26 dents (au lieu du 42/28 habituel), à l’arrière j’ai une cassette 11-36. Et bien sur j’ai gardé mes roues ZTR Crest 650B.

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Dans mon Camelbak je n’ai aussi pas hésité sur le matériel de réparation non plus. Avec 1,5l d’eau dans la poche ça fait un peu plus de 3kg sur le dos, mais je ne veux pas abandonner, alors j’ai prévu pour réparer presque tout.

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Vendredi 6h30 départ pour ce long déplacement. Obligé de passer par Nice puis remonter vers La Colmiane (station de départ) car les cols des Alpes sont fermés (il a neigé). Après 12h de route on y est. Il fait 3°C mais il ne pleut pas. J’ai fait la route avec 2 nouveau amis du club d’Hettange, dont un en est à ça 3ème Transvé. Merci à Franck pour sa sympathie.

Samedi matin il tombe des cordes. On passe prendre nos dossards. Il fait 1°C on est congelés. Beaucoup de coureurs ne veulent pas prendre le départ du prologue de l’après-midi. C’est une course par vague de 50 coureurs sur 11km avec 300m de D+ et 900 de D- Sourire. On nous dit que le prologue est raccourci car il neige à 1700m et le départ était prévu à 2200m. Pour moi c’est sûr, je vais faire le prologue.
A 12h la nouvelle tombe. Le prologue est annulé. Il coule des rivières sur le circuit et il neige un peu à 1500m.

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Je venais juste de m’habiller. La journée va être longue. Je dors un peu, je mange, je bois (de la malto bien sûr). Je mets aussi des protections sur mon vélo pour éviter les encrassements avec la boue pour le lendemain.

Dimanche. Debout 4h45. Une douche pour bien se réveiller et petit déjeuner gâteau sport. Petit échauffement sur 2km et 200m de D+ par la route pour aller au départ. Avec mon « palmarès » j’ai pu avoir le dossard 77 et je peux partir dans la première vague avec les « performers ». Je suis en 4ème ligne.

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Nous sommes 750 au départ (il y a 30 lignes). Avec le mauvais temps depuis le début de l’année beaucoup n’ont pas pu avoir le foncier pour se préparer et les 1000 places n’ont pour une fois pas été toutes prises. Avec le temps certains inscrits ne sont même pas venus au départ. Sur la première ligne, le vélo de Ch. Sauser est là, tout seul Cool, lui est au chaud dans une voiture. Il fait moins de 0°C. Sauser viendra 5min avant le départ.
A 6h le départ est donné. On descend une piste de ski en zigzagant. Je reste sur le côté du groupe pour éviter les chutes. On descend 500m, je suis dans les 60 premiers. On attaque alors la première côte qui nous emmène sur le plateau à plus 2000m. Ch Sauser est déjà à l’arrêt, il a crevé. Il n’a pas fait 1km ! Je monte au rythme sans m’emballer et repasse quelques coureurs. On arrive rapidement dans la neige (jusqu'à 30cm !). On va y rester pendant presque 2h. On roule, on pousse, on porte, on glisse. On est souvent en fille indienne, impossible de doubler.

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Après 1h Ch Sauser nous dépasse en courant dans la neige. Tout le monde s’écarte et l’encourage. J’en profite un peu pour dépasser des coureurs également car je peux parfois aller plus vite que ceux qui me précèdent. On s’écarte moins et on ne m’encourage pas quand je passe, je ne sais pas pourquoi ? Clin d'œil. La vue est souvent magnifique. Il neige aussi de temps de temps, mais je n’ai pas froid. Je discute avec un coureur qui me « traite » de fou de faire la Transvé sans avoir fait une reconnaissance. Avec 12h de route c’est pas facile...
Au premier ravitaillement je suis dans les 40 premiers. Il n’y plus de neige. On attaque la première vraie descente. Il pleut un peu et c’est très humide et cassant.

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J’ai alors une équipe de 7 ou 8 missiles qui me dépassent de tous les côtés. Un me bouscule même et me fait tomber. Je ne le remercie pas, mais il va crever un peu plus loin (na !). J’essaye de suivre mais ça va trop vite. Après 20 min ça se calme. J’ai les bras explosés. Je me dis que je pourrai rouler en Inter avec mon frère au Motocross quand je vais rentrer Rigolant. Je remonte doucement sur les coureurs qui m’avaient dépassé en descente.
On arrive alors à la fameuse montée du Brec d’Utelle. La vue est superbe.

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Il fait soleil quand je passe et les odeurs de lavande et de romarin m’ennivrent. Je dépasse O. Giordanengo parti sur un vélo électrique. La descente qui suit très technique mais je la négocie bien. Giordanengo rigole de voir mon semi-rigide sauter dans tous les sens. Il y a dans cette descente des parties très techniques.

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En bas de la descente du Brec il y a du monde. On nous encourage. On m’annonce +/- 35ème avec seulement 20 min de retard sur la tête de course, alors qu’on roule depuis presque 3h. Ca me motive!

Malheureusement dans la côte qui suit, je coince la chaine entre la cassette et les rayons. Ma patte de dérailleur est certainement un peu pliée. Je perds du temps et quelques places pour la décoincer et réajuster les vitesses.
On arrive à la Madone d’Utelle. Je suis 40ème. Le début de la descente qui suit est impossible avec la terre et les roches humides. Je glisse même à pied. La suite est plus ludique et je commence à regarder le profil sur ma plaque.

A suivre...

16:58 Écrit par M3 TEAM dans 3. VTT | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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